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 Héroïne (le 20/02/2006 à 21h43)

 

Héroïne

PrésentationL'héroïne ou chlorydrate de diacétylmorphine est un alcaloïde de demi-synthèse obtenu à partir de la morphine par chauffage à reflux avec de l'anhydride acétique en milieu sulfurique. La fabrication illicite de ce produit est relativement facile et demande peu de matériel et quelques produits de base. Elle ne nécessite qu'un matériel très simple, flacons, ballons, cuvettes, mixer, et pompe à vide. En ce qui concerne les produits chimiques, seul l'anhydride acétique, dont le commerce est surveillé, pose certains problèmes d'approvisionnement aux trafiquants. Les autres produits, acétone, acide sulfurique, ammoniaque et noir animal, sont relativement faciles à se procurer. Facilement installables, les "laboratoires clandestins" ne restent généralement en activité que peu de temps, étant ensuite en sommeil pour quelque temps ou tout simplement déménagés.
différentes qualités d'héroine : blanche, brune (dite brown sugar)

Usage
L'héroïne se prise, se fume, mais surtout s'injecte par voie sous-cutanée ou intraveineuse, cette dernière méthode étant la plus courante.

L'injection entraîne des risques d'infection (notamment par les virus du sida et des hépatites) si l'usager ne se sert pas d'un matériel d'injection stérile et à usage unique. Depuis la mise en vente libre des seringues en 1987 et des kits de prévention, la contamination par le VIH a baissé de manière très significative. Diverses études montrent que les partages de seringues et les nouvelles contaminations VIH ont fortement diminué chez les usagers de drogues par voie intraveineuse.

Effet immédiat
L'héroïne provoque l'apaisement, l'euphorie et l'extase. Elle agit comme anxiolytique puissant et comme antidépresseur. Les effets recherchés peuvent traduire un mal-être psychique, une souffrance, un besoin d'oubli.

L'effet immédiat de l'injection d'héroïne est de type " orgasmique ". C'est le " flash ". Il est suivi d'une sensation d'euphorie puis de somnolence, accompagnée parfois de nausées, de vertiges, et d'un ralentissement du rythme cardiaque.

Effet sur le long terme
En cas d'usage répété, le plaisir intense des premières consommations ne dure en général que quelques semaines. Cette phase peut être suivie d'un besoin d'augmenter la quantité du produit et la fréquence des prises. La place accordée à cette consommation est telle qu'elle modifie la vie quotidienne de l'usager. Des troubles divers apparaissent dont l'anorexie et l'insomnie. La dépendance s'installe rapidement dans la majorité des cas. L'héroïnomane oscille entre des phases " euphoriques " (lorsqu'il est sous l'effet de l'héroïne) et des phases de manque où il apparaît anxieux, agité.

L'héroïnomane porte des traces de ses nombreuses injections intraveineuses. Il se produit une sclérose extensive faisant apparaître des stigmates indélébiles sur le tracé veineux. De plus, rétrécissement de la pupille, parler embarrassé, photophobie, démangeaisons et extrême maigreur s'installent très rapidement.

Enfin, l'héroïne crée une pharmacodépendance importante et les troubles de sevrage sont spectaculaires. C'est le "manque" ou "syndrome de sevrage" qui apparaît très rapidement lorsque le sujet n'a pas la possibilité de s'injecter la dose dont son organisme a besoin. Le corps humain fabrique des substances naturelles découvertes en 1975 : les enképhalines et endorphines. Ces substances jouent un rôle important dans la transmission des sensations douloureuses et dans leur contrôle naturel. Il semblerait que l'absorption massive de produit morphinique tels que l'héroïne et la morphine bloque la fabrication naturelle de ces substances endogènes, remplacées alors par des produits exogènes.

L'arrêt brutal de prise de drogue provoquerait une dépression de ce système enkèphaline-endorphine et les troubles du manque apparaîtraient alors accompagnés de sueurs, douleurs aiguës, contractures musculaires, hallucinations et anxiété dus au dérèglement de la production naturelle de ces produits cérébraux.

Effets de la consomation d'héoïne sur la grossesse 
Pendant la grossesse, l’échographie du fœtus peut mettre en évidence un retard de croissance intra-utérin, ou des
anomalies placentaires (hémorragies, décollement placentaire). Les risques de fausse-couche sont augmentés et la naissance est souvent prématurée.


Il n'y pas de risque particulier de malformations, mais l'enfant à la naissance a la plupart du temps un poids inférieur à la moyenne et peut souffrir de dysfonctionnements neuro-comportementaux.
Le plus grave danger qui pèse sur l'enfant à la naissance est le syndrome de manque. Pendant la grossesse, l'héroïne passe directement au foetus à travers le placenta. Les opiacés sont ensuite stockés principalement dans le cerveau, les poumons, le foie et la rate du foetus. L'enfant développe donc dans le ventre de sa mère une dépendance à l'héroïne et naît en manque. Les signes principaux de ce manque, qui se manifestent dans les trois jours après la naissance, sont les suivants: des tremblements, une hyperthermie, une transpiration, une irritabilité, des cris stridents, de l'agitation, des éternuements, une difficulté à coordonner la succion et la déglutition, des diarrhées et vomissements et parfois des convulsions.. Si l'enfant n'est pas pris immédiatement en charge, il risque de mourir prématurément. S'il est soigné de façon adéquate, il pourra assez rapidement se débarasser de cette dépendance.
Aujourd'hui, on propose aux femmes enceintes dépendantes à l'héroïne de ne pas arrêter de consommer (dangereux pour l'enfant) mais plutôt d'entamer un programme de substitution à la méthadone. Vous trouverez des informations plus détaillées sur ce thème dans le document ci-dessous.

COROMA Flash addiction n°5 - 12.09.02.pdf

Histoire
1898 - Une substance miraculeuse vient d'être découverte par le chercheur allemand DRESER. Ce produit obtenu par acétylation du chlorydrate de morphine est tellement extraordinaire qu'on l'appellera "Héroïne".

"Substance dépourvue de propriété d'accoutumance, d'une manipulation très aisée et, par-dessus tout, la seule capable de guérir rapidement les morphinomanes", disait son inventeur, mais peut-être un peu hâtivement ?

Pourtant, la réputation de ce produit fut immédiate et son action sur les voies respiratoires était telle que l'on a cru très vite avoir définitivement vaincu la tuberculose. De plus, on l'a utilisé pour soigner de nombreuses affections dyspénéisantes, tel l'asthme, et pour traiter les insomnies.

Mais, bien vite, après avoir couvert de louanges ce produit nouveau, on dut déchanter et limiter son usage thérapeutique, et en France, de nombreux médecins en soulignèrent les dangers.

En 1910, aux Etats-Unis, on comptait environ 300 000 héroïnomanes, et finalement le produit fut interdit.

Cependant, le grand danger est venu très longtemps de l'ignorance des médecins qui continuaient à prescrire ce produit.

Certains disaient :"je considère ce produit comme un médicament à bien des points de vue admirable, ne fut ce que parce que grâce à lui, il y a un espoir de voir un jour la fin de la morphinomanie". Errare humanum est... perseverare diabolicum ! Heureusement, beaucoup ne persévèrent pas.

Mais il existait déjà une héroïnomanie thérapeutique et le mal avait fait son chemin.

L'héroïne fut ensuite totalement interdite à la fabrication et à la vente, et c'est alors qu'apparurent les grandes filières internationales de trafic, trafic de la matière première de base, fabrication illicite dans des officines clandestines et exportation ou revente au niveau national ou local du produit fini.

La fabrication illicite de L'héroïne est relativement facile et demande peu de matériel et quelques produits de base.Facilement installables, les "laboratoires clandestins" ne restent généralement en activité que peu de temps, étant ensuite en sommeil pour quelque temps ou tout simplement déménagés

Pendant de nombreuses années, la France a eu le triste privilège de posséder les meilleurs "chimistes" qui pouvaient fabriquer une héroïne excessivement pure titrant jusqu'à 90 % de pureté. Ces chimistes faisaient alors partie de ces réseaux français de trafiquants internationaux qu'on appelait la filière française ou "FRENCH CONNECTION".

Le travail acharné de nombreux policiers français ou étrangers, une collaboration très étroite avec la DRUG ENFORCEMENT ADMINISTRATION (DEA) des Etats-Unis et les magistrats permettaient de démanteler ces fameux réseaux. L'héroïne la plus pure du monde, "la marseillaise", disparaissait alors du marché clandestin.

Etait-ce à dire que le problème des drogues en France était terminé ? Certes non, car ce eut été sans compter avec l'acharnement des trafiquants de tous poils et de tous horizons. Effectivement, dès la fin de l'année 1974, le premier "passeur" chinois était interpellé à l'aéroport de Paris, porteur de quelques kilogrammes d'une autre qualité d'héroïne, l'héroïne n° 3 ou "BROWN SUGAR". La filière asiatique était née. Elle n'a cessé de croître depuis des années, malgré des coups de filets remarquables réalisés tant en France qu'en Asie, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Cette filière chinoise est arrivée à ce moment là presque seule sur le marché laissé libre par la French Connection disparue.

L'héroïne n° 3 ou brown-sugar est traditionnellement utilisée comme drogue à fumer. Il s'agit d'une substance granuleuse de couleur brune ou grise, ressemblant à s'y méprendre à de la litière pour chats. Elle est obtenue à partir de l'héroïne acétylée à laquelle sont ajoutés les éléments suivants ou certains de ces éléments seulement, à savoir : strychnine, quinine, scopolamine, aspirine et caféine. La teneur en héroïne de ce brown-sugar est de 30 et 35 %. Cette héroïne très appréciée en Asie du sud-est et plus spécialement à Hongkong, doit être normalement fumée, mais en Europe, les toxicomanes prirent l'habitude de la prendre par injection intraveineuse après l'avoir réduite en poudre et acétylée par adjonction de jus de citron. L'héroïne n° 3 n'a pas connu, en France, une grande vogue chez les héroïnomanes qui lui ont toujours préféré l'héroïne n°4.

L'héroïne n° 4 désigne, en fait, la poudre blanche très fine et légère obtenue en poussant un peu plus le raffinage de la morphine. En effet, après acétylation, l'héroïne est ensuite chlorydratée puis lavée de ses impuretés et blanchie par une procédure faisant appel au charbon de bois ou au noir animal. Purifiée à l'éther, elle est ensuite mise à sécher sur des plateaux contenant de la chaux. Cette héroïne, souvent très pure, nous parvient surtout des laboratoires du "Triangle d'or" (aux frontières de la Birmanie, du Laos et de la Thaïlande), mais aussi du Liban, de Syrie et, de plus en plus, du Pakistan. La couleur du produit, sa finesse ainsi que sa pureté dépendent du pays d'où elle est originaire ; blanche en Thaïlande et très pure, blanche au Liban, elle sera brune ou beige en Syrie ou au Pakistan, ou encore en Iran.

De plus en plus, mais notre pays n'en est pas encore touché, le Mexique devient producteur d'une héroïne n° 4 de couleur brune qui est généralement écoulée sur le marché nord-américain.

Cette héroïne n° 4 est plusieurs fois "coupée" avant son arrivée au niveau du toxicomane, chaque échelon du trafic ou du "deal" multipliant la quantité par adjonction de produits tels que lactose ou manicol ou talc, tout en faisant diminuer le taux de pureté et monter les prix. L'héroïne sortant des laboratoires pure à 90% sera injectée dans les veines de l'héroïnomane à 4 ou 5% maximum.

L'héroïne est le toxique le plus recherché par les toxicomanes en raison de son action euphorique très rapide et de son activité cinq fois supérieure à celle de la morphine.

Témoignages (extrait des forums)

Comme je le vois a présent, j’ai passer une enfance joyeuse, du moins je ne me souvient que de peu de mauvaise chose s’étant dérouler durant mon enfance. C est pourquoi j’en garde une belle image. Trop belle peut être, au point d’en regretter d’être devenu adulte Cette perpétuelle pression et responsabilité que l’on a étant adulte , n’a nullement exister durant ma tendre jeunesse.
Je peut dire que c’est vraisemblablement cette pression du monde modern qui m’a pousser a expérimenter les drogues. A la base, j ai toujours cru que je ne consommait de drogue que pour l’expérimentation même, la découverte de nouveaux horizons, et c’était sûrement le cas, néanmoins, je n’aurait jamais cru que vienne le jour ou mon addiction, notamment a l’héroïne ferai partie intégrante de ma vie. Et ce jour est arrivé. Ce qui avait commencer par de simples expérimentations s’est rapidement transformer en un mode de vie. A présent je regrette le jour ou par curiosité j’en suis venu a consommer cette drogue. Une drogue a la fois enchanteresse et diabolique. Celle-ci transforme le monde que vous connaissez en un véritable paradis, sans douleurs ni malheurs. Toute votre vision de la vie change, et toutes ces pressions disparaissent soudainement. Mais le bonheur n’est pas gratuit. Son prix est a la fois financier et corporelle. L’héroïne vous prends sans que vous vous en rendiez compte tout ce a quoi vous tenez. Petit a petit, votre compte en banque se vide, vous cumuler les dettes. La seul solution est rayer définitivement cette drogue de votre vie. Malheureusement, le contrat que vous avez passé ne peut être annuler, et le diable vous tend la main. Durant quatre jours il restera a vos cotés, se faisant un plaisir de vous ouvrir les portes de l’enfer. Quatre jours d’horreur, quatre jours de souffrance corporelle et psychologique que peut de gens supportes.
Le mal-être est immense, sans que vous puissiez y faire quelque chose, a moins de retomber dans le cercle vicieux de la drogue.

J’espère que mon histoire servira d’exemple.

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